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Fondé en 2006 par Saskia Salembier, alors tout juste âgée de 20 ans, l’ensemble fait ses débuts avec la Passion selon Saint-Jean de Johann Sebastian Bach. Suivent plusieurs grands projets sacrés, les Membra Jesu Nostri de Buxtehude, Jephté de Carissimi, le Messie de Haendel.

Parallèlement, l’Ensemble Opalescences se consacre à des projets en formation de chambre. Parmi les oeuvres qui ont marqué la vie de l’ensemble, l’Offrande Musicale de Bach, Pan et Sirinx de Montéclair, la Lettera Amorosa de Monteverdi, ou bien la Frottole des Forêts flottantes, oeuvre d’Aurélien Dumont (résident de la Villa Médicis) dont l’Ensemble Opalescences est dédicataire.

 

En 2013, l’ensemble fait ses débuts dans la création d’opéras avec la Flûte Enchantée de Mozart, sous la direction musicale de Stéphane Fuget et mis en scène par Yves Coudray. En 2015, l’ensemble crée une version de poche de l’opéra Orphée de Gluck, sous la direction musicale de Marc Meisel, mis en scène par Saskia Salembier. L’ensemble s’associe à cette occasion avec l’architecte Geoffrey Desplaces et le styliste Alain Blanchot dans la perspective de créer une scénographie à la fois imposante et transportable, et de permettre ainsi une plus large diffusion de la production.

Parmi les projets à venir, “La Pouplinière”, une fresque du sulfureux salon du mécène de Rameau, “Avec accompagnement de violon”, un programme autour des sonates de Mondonville et Cardonne, pionniers de ce qui deviendra la sonate pour violon et piano, “Abbandonata” qui présente trois cantates dramatiques de Haendel composées lors de son voyage en Italie...

Saskia Salembier apprend le violon au Conservatoire d’Annecy, puis intègre le Conservatoire national supérieur de musique de Paris où elle étudie le violon baroque avec François Fernandez. Parallèlement, elle se forme au chant baroque au Pôle Supérieur Paris-Boulogne auprès d’Howard Crook et d’Isabelle Poulenard.

Elle enrichit ensuite son approche technique en suivant le master de chant lyrique de la Haute école de musique de Genève dans la classe de Gilles Cachemaille. Son goût pour le répertoire baroque la conduit à s’interroger sur la possibilité de rendre son émission vocale aussi plastique que possible, afin de pouvoir l’adapter à différentes esthétiques. C’est dans cette perspective qu’elle se perfectionne auprès de Rosa Dominguez à la Schola Cantorum de Bâle. Aujourd’hui, Saskia Salembier poursuit une double carrière de violoniste et de chanteuse, avec la conviction que ces deux approches s’enrichissent mutuellement et nourrissent son imaginaire artistique.

Sollicitée par de nombreux chefs sensibles à sa personnalité musicale engagée, Saskia Salembier se produit régulièrement comme soliste avec Hugo Reyne, Jean Tubéry, Marco Horvat, Franck-Emmanuel Comte et Gabriel Garrido, en France et en Europe.

Elle noue une relation musicale soutenue avec le claveciniste et organiste Marc Meisel. Ce travail aboutit à la création d’une saison de concerts mensuels dans la région de Bâle. Naissent également des programmes en plus grand effectif au sein de l’Ensemble Opalescences. Aux côtés de musiciens partageant leurs convictions, ils interrogent les pratiques historiques et cherchent à s’imprégner de l’esprit de l’époque. Ils mènent également une réflexion sur les moyens de stimuler la liberté et l’engagement musical de chacun.

Saskia Salembier aborde avec enthousiasme l’opéra des XVIIe et XVIIIe siècles. Elle se produit dans les rôles de Poppea, Euridice, Proserpine & Musica (Monteverdi), Medea (Cavalli), Alceste, Armide (Lully), Proserpine (Charpentier), Sesto, Ruggiero (Haendel), Phèdre (Rameau), Colette (Rousseau), Orphée (Gluck), Dorabella, Cherubino (Mozart) et interprète ses premiers récitals d’airs d’opéra avec l’Orquesta Barroca de Sevilla. Le développement de son goût pour le travail théâtral l’amène à signer la mise en scène de plusieurs productions d’opéra. Entourée d’une équipe de créateurs, elle recherche l’harmonie entre la sculpture de la scène et le livret et s’attache à souligner l’expressivité de la partition musicale en alliant relecture personnelle de l’ouvrage et respect de la pensée du compositeur.

De sa discographie, on peut notamment citer son dernier enregistrement paru en 2019 avec l’Ensemble Faenza, consacré à la découverte du remarquable recueil d’airs de cour du compositeur Charles Dassoucy.

Depuis 2012, Saskia Salembier enseigne le chant lyrique et le chant baroque au Conservatoire de Nanterre. Dans sa classe, les étudiants peuvent désormais se former au sein d’un cursus professionnalisant en chant et langages baroques.

Marc Meisel découvre avec fascination l’orgue à l’âge de 7 ans. Il étudie cet instrument auprès d’Odile Bailleux et se forme en parallèle au clavecin auprès d’Elisabeth Joyé. Il intègre ensuite le CNSM de Paris, où il étudie l’orgue auprès d’Olivier Latry et suit la classe de polyphonie des XVème-XVIIème siècles d’Olivier Trachier. Son goût croissant pour la musique ancienne le mène ensuite à la Schola Cantorum de Bâle, où il suit les cours de clavecin auprès de Jörg-Andreas Bötticher, d’orgue auprès de Jean-Claude Zehnder, et d’improvisation auprès de Rudolf Lutz. Il y obtient le Diplom für Alte Musik en clavecin et en orgue, mention très bien.

Soliste et partenaire de musique de chambre recherché, Marc Meisel est membre de l’orchestre Les Siècles , avec lequel il se produit dans les plus grandes salles européennes, du Capriccio-Barockorchester, avec lequel il joue à travers la Suisse et des ensembles Les Ombres, Scherzi Musicali, InAlto ou La Fenice. En 2017, il devient directeur musical associé de l’Ensemble Opalescences, dirigé et fondé par Saskia Salembier. Depuis 2007, il est régulièrement invité par différentes maisons d’opéras (Schwetzingen, Badisches Staatstheater Karlsruhe, Oper Frankfurt) en tant que chef assistant du chef et flûtiste Michael Form. Marc Meisel compte aujourd’hui une large discographie, comme soliste ou en tant que continuiste. Parmi ses dernières réalisations, « Schütz and his Legacy » avec l’Ensemble In Alto, les « Leçons de Ténèbres » de Couperin
 avec l’Ensemble Les Ombres et les « Vespro della beata Virgine » de Monteverdi avec l’Ensemble La Fenice. Depuis 2006, Marc Meisel est également organiste de l’Eglise Evangélique Reformée de Reinach (Suisse). Il y fonde en 2011 les Mischeli-Konzerte, une série de concerts mensuels, dont il est le directeur artistique.

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